#277 - Du temps qui passe et de ce qu'il en reste
6h49
Hier soir, au cours de mon atelier d'écriture, j'ai plongé dans mes souvenirs à l'invitation du thème choisi par Marie. Non pas le souvenir, mais évoquer un arbre, je sais, ça n'a rien à voir à première vue. Et pourtant.
J'ai choisi de remonter une bonne trentaine d'années en arrière et de retourner sur les lieux de mes vacances d'adolescente. Et j'ai été sidérée de l'aisance avec laquelle tout ça m'est revenu. La précision des images, des sensations, jusqu'à la moindre des odeurs. En une demi-heure, tout a été ramené à la vie juste par la grâce de ma plume et m'a inspiré bien des réflexions jusque tard dans la nuit.
On pourra arguer que le temps passé ne se rattrape jamais, mais il ne tient qu'à nous, à défaut de le rattraper, à l'impossible nul n'est tenu... il ne tient qu'à nous d'en garder des bribes, comme de minuscules pièces d'un minuscule puzzle. Et que ces petits morceaux de la vie d'avant, ils ont beau être enfouis loin dans les limbes de la mémoire, il suffit d'un rien pour les convoquer et en jouir à nouveau. Un claquement de doigts. Une étincelle.
Et bim, que je te sers dans la foulée du Dr. Seuss en conclusion, ça s'impose : "Don't cry because it's over, smile because it happened."... Oui je sais, et non ne dis rien... je me répète, que veux-tu, l'âge sûrement.
Du coup, en parlant d'âge, je déterre ce qui est très certainement pour moi la plus générationnelle des chansons. Paie ta claque, j'avais 14 ans quand le film est sorti.
🖤
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