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#280 - De ce dont on revient. Ou pas.

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9h17 J'ai des souvenirs qui me reviennent, de façon un peu diffuse. L'odeur de l'huile d'argan, le bruit des vagues paresseuses, la douce morsure du soleil sur ma peau, la transparence de l'eau, les palmiers que je vois s'agiter nonchalamment par la fenêtre, l'indicible saveur du poisson frais grillé... et puis plus rien. Black out . Déconnectée. Désactivée. Ça valait le coup d'avoir attendu près de 34 mois ces vacances à l'étranger pour tomber malade au bout de deux jours...! 2021, espèce de petite traînée, on va dire que t'étais plus à une merde près. Mais tu sais quoi ? Je ne me risque même plus à faire la liste de tous les enseignements que j'en aurais tirés. Tant elle est longue. Indécente je trouve aussi parfois. Au tout premier rang desquels ne plus m'énerver contre des choses auxquelles je ne peux absolument rien. Et de toute façon, je m'en fous, j'ai des baskets argentées aux pieds -merci Maman- , bientôt un nouveau tatou...

#277 - Du temps qui passe et de ce qu'il en reste

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6h49 Hier soir, au cours de mon atelier d'écriture, j'ai plongé dans mes souvenirs à l'invitation du thème choisi par Marie. Non pas le souvenir, mais évoquer un arbre, je sais, ça n'a rien à voir à première vue. Et pourtant. J'ai choisi de remonter une bonne trentaine d'années en arrière et de retourner sur les lieux de mes vacances d'adolescente. Et j'ai été sidérée de l'aisance avec laquelle tout ça m'est revenu. La précision des images, des sensations, jusqu'à la moindre des odeurs. En une demi-heure, tout a été ramené à la vie juste par la grâce de ma plume et m'a inspiré bien des réflexions jusque tard dans la nuit. On pourra arguer que le temps passé ne se rattrape jamais, mais il ne tient qu'à nous, à défaut de le rattraper, à l'impossible nul n'est tenu... il ne tient qu'à nous d'en garder des bribes, comme de minuscules pièces d'un minuscule puzzle. Et que ces petits morceaux de la vie d'avant, ils o...

#172 - Lights up !

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8h12 - 💡 éclairée C'est pas parce qu'il fait gris dehors qu'il faut que ça le soit aussi dans nos têtes et dans nos cœurs. Voilà en substance la pensée qui m'a effleurée quand j'ai ouvert les yeux ce matin. Oui, je ne ferme pas les volets la nuit, de toute façon, y'en a pas sur mon velux, et quand bien même y'en aurait, je ne le fermerait pas, il n'y a rien que j'aime tant que vivre et dormir en phase avec le rythme du soleil. Et ouais, je sais, ça n'a pas l'air évident comme ça, en tout cas, il y a certaines personnes que je crois autorisées à le penser. Bref. Il fait gris et moche mais on ne va pas s'attarder à ça ce matin. On peut aussi se dire qu'on est en vie et que tout va bien aller. Note pour toi-même : sur un plan musical, tu peux (ou pas, c'est toi qui vois), remercier mon père. Il est comme tout le monde, bien désœuvré en ce moment : il se remémore tous les concerts auxquels nous avons assist...